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CHYPRE ET SON HISTOIRE.



Les premiers habitants de l'île
Epoque chrétienne
Epoque médiévale
Epoque ottomane
Epoque britannique
Indépendance de Chypre



L’île dispose depuis toujours de sérieux atouts naturels grâce à son sous-sol. En effet, l'île est  l’une des premières régions productrices de cuivre dès les débuts de la métallurgie.
Située près de l’Asie mineure, de la Syrie et de l’Égypte, de la Crète et des îles grecques, Chypre dispose depuis l’Antiquité d’une situation géographique privilégiée. C'est pourquoi les empires n'ont pas cessé de se la disputer. Elle devient tour à tour un avant-poste byzantin puis, latine, la base arrière des francs de Terre sainte.
Ottomane pendant trois siècles, puis sous le contrôle de l’Angleterre – qui en fait l’un des points d’appui de sa politique méditerranéenne – elle est aujourd'hui habitée par deux communautés, grecque (majoritaire à 78 %) et turque. Chypre devient alors un enjeu et un symbole pour la Grèce et la Turquie, pourtant alliées au sein du camp atlantique.

Chypre est depuis 2004 dans l'Union Européenne et utilise l'Euro depuis janvier 2008.


Les Premiers Habitants de l'île

Les plus anciennes traces d'occupation découvertes sur l'île datent de l'époque Néolithique, à Kirokitia. Il s'agit d'un village de maisons de pierre rondes. D'autres témoignages ont été découverts à Sotira et Kalavassos. 

A partir du IVe millénaire av.J.C, la culture chalcolithique apparaît à Chypre, à travers les sites d'Erimi près de Limassol, de
Philia-Drakos et d’Ambélikou.
La prospérité de l'île est alors assurée par ses ressources importantes en cuivre.

De nombreux cimetières, des vestiges d'architecture militaire, datant de l'âge du Bronze (IIIe millénaire) révèlent une occupation de l'île.


Vers - 1500 : Chypre, alors appelé Alasya, devient un important centre commercial. Echanges avec l'Egypte, la Crète et la Syrie. Les échanges ne cessent de se développer au cours des siècles suivants.
De cette époque date aussi la découverte des premières écritures utilisées par les habitants de l'île.


Vers - 1200 : De nombreux Achéens fuient la Grèce Continentale et viennent s'installer à Chypre, laissant ainsi leur empreinte. Introduction à la même époque du fer.

Vers - 1000 : influence des cités phéniciennes des côtes syrienne et libanaise. Chypre est alors appelé Kittim par les Phéniciens.

Les principaux sites occupés par les Phéniciens, au début du premier millénaire, Cition et Amathonte, sur la côte méridionale, et Idalion et Tamassos dans l’intérieur.

Au même moment, l'île continue de s'helléniser.

- 1000 - 800 : Chypre est divisée en une dizaine de royaumes dirigés par des souverains grecs. Chypre est alors une île prospère notamment grâce à ses exportations de cuivre dans les pays de la Méditerranée Orientale. Témoignages de cette période : tombes de Salamine et sanctuaire d'Ayia Irini.

Avant - 707 : Chypre est conquise par l'Assyrie.

- 569 - 525 : Chypre est conquise par l'Egypte. (raconté par Hérodote).

- 525 : Chypre passe sous contrôle perse.

- 321 : l'empire d'Alexandre le Grand est divisé entre ses compagnons. Ptolémée, qui règne alors sur l'Egypte, récupère Chypre. Chypre reste aux mains des Ptolémées durant 250 ans.

- 58 : Chypre devient romaine.

- 49 : Chypre est cédée à Cléopâtre.

- 31 : bataille d'Actium. Octave bat Cléopâtre et Marc Antoine. Chypre
devient une province administrée par un prolégat impérial entre -27 et -22 avant de redevenir province sénatoriale gouvernée par un proconsul de rang prétorien.




Epoque chrétienne

45 ap.J.-C. : Saint Barnabé, natif de Chypre et cousin de l’évangéliste Marc, arrive à Salamine avec saint Paul pour venir prêcher la nouvelle religion parmi la communauté juive de la ville mais ils sont mal accueillis par les juifs et s’adressent finalement aux Grecs et aux Romains. Des communautés chrétiennes se constituent alors dans toute l’île et le proconsul romain Sergius Paulus, installé à Pafos qui est alors la capitale de l’île, se convertit à la nouvelle religion.

55 : Barnabé est martyrisé par les juifs. Son corps est enterré par saint Marc près de Salamine.

327 : Hélène, la mère de l’empereur Constantin Ier, débarque près de Cition alors que l’île souffre de la sécheresse et de la famine. Les habitants ont émigré vers la Syrie et la Cilicie. Comme, selon la tradition, sainte Hélène apporte avec elle un morceau de la Sainte Croix découverte à Jérusalem, la situation s’améliore miraculeusement.

330 : Le siège de l’Empire romain est transféré à Constantinople.

IVe siècle : Indépendante, l’Église de Chypre préserve son autonomie jusqu’au début du Ve siècle. Salamine, alors appelée Constantia, remplace Pafos comme capitale de l’île.

431 : l'archevêque Reginos parvient à faire reconnaître l’Église de Chypre comme indépendante et autocéphale.

648 : Pafos est mise à sac par les musulmans.

691 : En raison de la guerre entre Arabes et Byzantins, l’empereur Justinien II fait évacuer Chypre qui apparaît indéfendable. La population est transférée sur les rives européennes de l’Hellespont où les Chypriotes établissent la ville de Justinianopolis, siège d’un évêché confié à l’archevêque de Chypre, titre que ce prélat conservera ensuite, quand cet exil aura pris fin au bout d’une dizaine d’années.

Début du VIIIe siècle : Retour de la population chypriote sur une île ruinée, qui subira encore, au cours des deux siècles et demi qui suivront,  vingt-quatre incursions arabes.

965 : Nicéphore Phocas libère Chypre de la domination musulmane. De nouvelles villes sont construites, voisines de celles ruinées  – Ammochostos, la future Famagouste, s’élève près de la défunte Constantia. Cition est remplacée par Larnaca et Amathonte par Lemessos (Limassol). Près de l’ancienne Ledra, au centre de l’île, on voit apparaître Leucosia (Nicosie).
Durant cette période, qui correspond aux deux derniers siècles de la domination byzantine, l’île connaît aussi une brillante renaissance de la vie spirituelle, marquée par l’essor du monachisme et la découverte de l’une des icônes de la Vierge attribuées à saint Luc, découverte qui entraînera l’établissement du monastère de la Sainte-Vierge de Kykkos, le plus célèbre de l’île avec celui de Stavrovouni, le monastère de la Sainte-Croix fondé par sainte Hélène au début du IVe siècle.

1095-1099 : La première croisade permet la création du royaume de Jérusalem et des États latins de Terre sainte. La restauration des relations commerciales entre l’Orient méditerranéen et l’Europe profite à Chypre où des marchands vénitiens s’installent à Famagouste.

1191 : Trois bateaux de la flotte de Richard Cœur de Lion surpris par la tempête s’échouent près de Limassol et Isaac s’empare des vaisseaux et de la reine, sœur de Richard, ainsi que de sa fiancée, Bérengère de Navarre. Richard débarque à Chypre le 6 mai 1191 et met en déroute les forces d’Isaac. Richard, qui a célébré son mariage à Limassol, s’empare alors du félon en même temps que de l’île, qu’il décide de vendre à l’ordre du Temple pour la somme de 100 000 besants d’or. Il livre aussi aux Templiers Isaac, qui mourra prisonnier en Syrie quelques mois plus tard. Dans l’île, les Templiers, qui entendent imposer de lourds impôts, sont rapidement détestés. Après avoir écrasé dans le sang la révolte de Nicosie en avril 1192, ils comprennent qu’ils ne pourront s’imposer durablement et préfèrent quitter Chypre après avoir remis l’île à son précédent propriétaire, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion.

1192 : Richard Cœur de Lion donne Chypre à Guy de Lusignan qui y règne jusqu’à sa mort en avril 1194, avec le titre de « seigneur de Chypre par la grâce de Dieu ». C’est son frère Amaury qui lui succède.


Epoque médiévale

1192 : début du règne des Lusignan.

Septembre 1197 : Amaury de Lusignan reçoit dans la cathédrale de Nicosie la couronne royale de Chypre des mains du chancelier impérial Conrad (au nom de l’empereur Henri VI) et du légat du Pape.

1222 : Le concile latin réuni à Famagouste établit la supériorité de l’Église romaine sur l’Église grecque.

1522 : Prise de Rhodes par les Turcs. À l’exception de Chypre, la Méditerranée orientale est ottomane.

1538 : Limassol est occupée et détruite par les Turcs.

1er juillet 1570 : Les Ottomans occupent Larnaca, les Vénitiens entendant résister à Nicosie, Famagouste et Cérynie.

9 septembre 1570 : Nicosie cède après plusieurs semaines de résistance. Les chrétiens sont massacrés et la cathédrale est convertie en mosquée.

Avril 1571 : Les Turcs entament le siège de Famagouste défendue par Marc Antoine Bragadino. Le 1er août, les assiégés négocient une reddition honorable, avec le droit de partir pour la Crète et la promesse de laisser aux chrétiens leur liberté de culte. En réalité, Lala Mustafa, le commandant de l’armée turque, fait exécuter les défenseurs et écorcher vif leur chef. Chypre tombe pour plus de 300 ans sous la domination ottomane.


Epoque ottomane

Établie en 1570-1571, la domination ottomane transforme la société chypriote. Le sultan nomme un gouverneur général portant le titre de pacha, assisté de deux adjoints chargés plus spécialement des provinces de Pafos et de Famagouste. Le système féodal est aboli, l’aristocratie locale disparaît. Les lois antérieures sont remplacées par la charia. Sur le plan judiciaire, l’île est divisée en dix-sept régions dotées de tribunaux de première instance et une cour d’appel est établie à Nicosie. Outre les impôts et taxes, le « bétail » chrétien ou raïa est soumis au statut fiscal des dhimmis, contraints de payer un impôt foncier et une capitation spécifiques. Le port d’armes et l’usage du cheval étaient par ailleurs interdits aux chrétiens. Le gouvernement ottoman accepte la restauration de l’Église grecque. Le synode est rétabli, l’archevêque s’installe à Nicosie et les autres évêques à Limassol, Pafos et Famagouste, ce dernier siège étant bientôt abandonné au profit de Cérynie.

1754 : L’archevêque de Chypre et les trois évêques de l’île sont officiellement reconnus par le sultan comme les représentants du peuple grec de Chypre.

Milieu du XVIIIe siècle : Création d’une école supérieure à Nicosie.

1868 : Disparition de la province de Chypre. L’île est intégrée dans le vilayet des Îles dont le centre est à Tchanak Kalesi, sur les rives des Dardanelles.

1871 : Chypre récupère son ancien statut administratif, sur intervention des notables turcs.

1877-1878 : Guerre russo-turque. L’Angleterre s’allie aux turcs pour garantir son intégrité territoriale et limiter les ambitions russes mais en échange de Chypre.

4 juin 1878 : L’Angleterre signe à Constantinople avec le sultan une convention qui doit « assurer à celui-ci, pour l’avenir, ses territoires en Asie ». En échange, le sultan accepte que Chypre soit occupée et administrée par la Grande-Bretagne.


Epoque britannique

22 juillet 1878 : Le premier haut commissaire britannique à Chypre arrive à Larnaca pour occuper l'île. .

1881 : Un recensement évalue à 186 000 habitants la population de Chypre, dont 137 631 Grecs et 45 458 Turcs. L’île est divisée en six provinces : Nicosie, Famagouste, Larnaca, Limassol, Pafos et Cérynie. Une Cour suprême est installée à Nicosie et des tribunaux composés d’un président anglais et de deux autres juges grec et turc sont installés dans les six capitales provinciales.

5 novembre 1914 : L’Empire ottoman déclare la guerre à la Grande-Bretagne et à la France. Le roi d’Angleterre proclame l’annexion de Chypre à l’Empire britannique. Tous les habitants de l’île deviennent sujets britanniques.

1920 : Traité de Sèvres conclu entre les Alliés et le sultan ottoman. La Turquie renonce à tous ses droits et titres sur l’île et accepte l’annexion de Chypre aux possessions britanniques.

24 juillet 1923 : Signature du traité de Lausanne entre les vainqueurs de 1918 et la Turquie. L’annexion de Chypre est confirmée. Les habitants ont la possibilité pendant deux ans de choisir la nationalité turque. Le refus des Britanniques d'octroyer l‘indépendance à Chypre provoque une crise politique.

10 mars 1925 : Chypre devient une colonie de l'Empire britannique.

15 janvier 1950 : Organisation d’un plébiscite auprès de la population grecque : sur 224 747 votants, 215 108 se prononcent pour l’union avec la Grèce.

1er avril 1955 : L’EOKA, l'Organisation Nationale des Combattants Chypriotes, engage la lutte armée pour obtenir l’indépendance de l'île.

7 septembre 1955 : La conférence de Londres est un échec. La Grèce poursuit son recours devant les Nations Unies. À Chypre, les attentats et les sabotages se multiplient. En réponse, les Anglais promulguent une loi permettant d’emprisonner sans jugement les suspects et d’imposer le couvre-feu.

Été 1958 : Des villageois grecs sont assassinés, des maisons et des églises grecques sont incendiées et pillées. Les autorités anglaises arrêtent plus de deux mille Grecs qui sont détenus dans des camps de concentration.

23 février 1959 : Signature des accords de Londres. Les accords comprennent, entre autre, le texte définissant la nouvelle République, un traité d’alliance entre Chypre, la Grèce et la Turquie, et le maintien de la souveraineté britannique sur les bases militaires d'Akrotiri et de Dékélia.

1er mars 1959 : Makarios revient à Nicosie après 3 ans d'exil. Il est  acclamé par 200 000 personnes.

Mai 1960 : Monseigneur Makarios est président de la République depuis le 14 décembre 1959 et M. Küçük est le vice-président. Le texte constitutionnel prévoit un régime présidentiel avec un président grec et un vice-président turc élus au suffrage universel pour cinq ans par leurs communautés respectives. Le conseil des ministres est composé de sept Grecs et de trois Turcs. Le pouvoir législatif revient à une Chambre des représentants de 50 membres dont 35 Grecs et 15 Turcs.

15 août 1960 : Fin de la domination britannique. L’indépendance est proclamée le 16.


Indépendance de Chypre

Septembre 1960 : Chypre est admise aux Nations unies.

Mars 1961 : Chypre est admise dans le Commonwealth britannique.

24 mai 1961 : Chypre est admise au Conseil de l’Europe.

Décembre 1962 : Chypre demande son association au Marché commun, la Communauté économique éuropéenne.

Noël 1963 : Rébellion des chypriotes turcs, soutenue par les turcs présents sur l’île.

Août 1964 : L’aviation turque bombarde la région de Pafos. De nombreux civils sont touchés.

15 juillet 1974 : Coup d’État contre Mgr Makarios par la Garde nationale conduite par des officiers partisans de l’union avec la Grèce, avec les encouragements de la junte militaire au pouvoir à Athènes.

20 juillet 1974 : Débarquement des troupes turques à Kyrénia dans le nord de l’île. 200 000 Grecs installés dans le nord de l’île doivent fuir à l’issue d’un vaste nettoyage ethnique. La présence de la force des Nations unies à Chypre ne peut que limiter les massacres et les exactions perpétrés par les envahisseurs.

7 décembre 1974 : Retour au pouvoir de Monseigneur Makarios.

13 février 1975 : Proclamation par Rauf Denktash d’un État « autonome, laïque et fédéré » du nord de Chypre, correspondant à 37 % du territoire (dont une partie de Nicosie) et abritant 20 % de la population.

1977 : Mort de l’archevêque Makarios, réélu président de la République de Chypre en 1968 et 1973.

15 novembre 1983 : Proclamation de la République turque de Chypre du nord dont Rauf Denktash devient le président. L’ONU refuse de reconnaître la légitimité de cet État.

4 juillet 1990 : Chypre demande l’adhésion à la Communauté Economique Européenne.

25 février 1997 : La question chypriote provoque une crise au sein de l’UE. Athènes exige que la partie grecque soit reconnue comme seul interlocuteur et menace de bloquer tout élargissement à l’est si la question chypriote n’est pas réglée. À l’inverse l’UE souhaite poser, en préalable à toute adhésion, le règlement de la question gréco-turque à Chypre.

31 mars 1998 : L’Union européenne transmet à Chypre son dossier de préadhésion.

12 novembre 2002 : L’ONU propose à la Turquie un plan en vue de la réunification de Chypre. Le premier ministre grec Costas Simitis est favorable à une solution de compromis et cette perspective n’est rejetée par aucune des deux parties chypriotes. L’islamiste Recep Tayyip Erdogan, leader du parti parvenu au pouvoir lors des élections du 3 novembre, se veut conciliant.

22 avril 2003 : Ouverture à Nicosie de la ligne verte séparant les deux zones grecque et turque.

1er mai 2004 : Chypre rejoint l’Union européenne. La question du retour des Grecs expulsés du nord de l’île en 1974 et celle de la présence de 35 000 militaires turcs n’ont pas permis d’aboutir à une solution avant l’adhésion de Chypre à l’Union. Le plan de réunification édifié par l'ONU a été soumis le 23 avril 2004 aux deux communautés chypriotes. Les Turcs de Chypre du nord l’ont approuvé à 64,9 %. Mais les Chypriotes grecs l’ont rejeté à 75,8 %. La partie turque de l’île est donc restée à l’écart de l’adhésion de Chypre à l’Union européenne qui s’est pourtant déclarée prête à lui apporter une aide significative.




 

 



 
 
 
 
 
 
   
 
 
   
 
 
 
   
 

 

 

 

 

 

 

 


 

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